Devant le Parlement européen réuni à Strasbourg mercredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a proposé un dispositif d’urgence pour répondre aux afflux migratoires massifs aux frontières, qu’elle a qualifiés de mouvements « organisés et instrumentalisés ». Son discours sur l’état de l’Union est revenu longuement sur la crise de Ceuta, où environ 82 000 personnes étaient entrées irrégulièrement depuis le Maroc fin juillet.
Elle a appelé les Vingt-Sept à la « solidarité » et à la pleine application du pacte européen sur la migration et l’asile, tout en évoquant des partenariats renforcés avec les pays d’Afrique du Nord, du Maroc à l’Égypte, sur la recherche et les infrastructures numériques. Le dossier reste sensible pour les relations entre Bruxelles, Madrid et Rabat, quelques semaines seulement après la crise migratoire de l’été.
Article de la newsletter Radar, rédigé à partir de l’article de Euronews.



