Taxis à Casablanca : ce que changerait un minimum porté à 12 DH

Des représentants des petits taxis réclament un minimum de course de 12 DH, contre 8 actuellement. Ils invoquent le carburant et les embouteillages. Aucune hausse officielle n’est annoncée dans la source consultée. Le débat porte aussi sur la part des recettes qui reviendrait effectivement aux chauffeurs.

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Taxis à Casablanca : ce que changerait un minimum porté à 12 DH

À Casablanca, la demande de relèvement du tarif minimum des petits taxis concerne autant le coût des déplacements que le revenu de ceux qui les assurent. Dans un article publié le 19 octobre, H24info rapporte une revendication de passage de 8 à 12 dirhams. Le média a interrogé El Mahjoub Doumi, responsable provincial à Casablanca de l’Organisation démocratique du transport et de la logistique. Celui-ci soutient que le niveau actuel ne couvre plus suffisamment les contraintes de l’activité.

Le premier repère, pour les usagers, est le statut de cette demande. Dans l’entretien rapporté par H24info, le représentant syndical indique qu’aucune décision officielle de hausse n’a été annoncée. Il évoque un examen des dossiers du secteur par le ministère de l’Intérieur et déplore l’absence de réponse aux professionnels. Le montant de 12 DH reste donc une revendication dans ce récit, sans date d’application annoncée. Le présenter comme un nouveau tarif déjà entré en vigueur changerait le sens de l’information.

L’écart demandé est de 4 DH par rapport au minimum de 8 DH, soit une augmentation de 50 % de ce minimum. Ce calcul ne signifie pas que toutes les courses augmenteraient de moitié : l’article porte sur le montant minimal, et ne décrit pas une révision générale du barème. Pour rendre l’ordre de grandeur concret, vingt courses facturées chacune au minimum coûteraient 80 DH de plus si ce seul changement était appliqué. C’est un exemple de calcul, pas une estimation des habitudes des Casablancais.

Du côté des chauffeurs, Doumi avance deux éléments : le prix du gasoil et le temps perdu dans la circulation. Il décrit des déplacements devenus beaucoup plus longs, avec l’exemple d’un parcours autrefois effectué en trois minutes qui pourrait désormais en prendre trente. Ce témoignage illustre sa position ; il ne constitue pas une mesure moyenne de la congestion dans toute la ville. H24info ne fournit ni relevé systématique des temps de trajet ni comptabilité représentative de l’ensemble des taxis.

Le raisonnement économique présenté est que le nombre de clients transportés ne suffit pas à apprécier les conditions de travail. Une course courte en distance peut immobiliser longtemps le véhicule dans les bouchons. Le chauffeur doit alors faire face au temps consacré à cette course et au carburant utilisé. Cela explique l’importance accordée au minimum par le syndicaliste, sans établir à lui seul quel montant permettrait de couvrir les charges. La source ne détaille pas un calcul de coût par course permettant de trancher cette question.

Une autre somme intervient dans le débat : la rossita. Il s’agit du versement quotidien demandé au chauffeur par le propriétaire du taxi pour l’exploitation du véhicule. Doumi souhaite que cette somme ne soit pas relevée si le minimum de course augmente. Sa crainte est qu’une partie des recettes supplémentaires soit absorbée par ce versement, au lieu d’améliorer le revenu du conducteur. Dans son argumentation, la question du tarif payé par le passager est donc inséparable de celle de la répartition de la recette.

Le représentant évoque aussi les prix de certains produits de consommation et les sommes acceptées par des clients utilisant des applications de transport. Ce sont des comparaisons destinées à défendre sa demande. Elles ne décrivent pas, à elles seules, le budget de tous les usagers ni leur capacité à supporter une hausse. La source ne présente pas d’enquête auprès des passagers ou d’étude comparant des prestations identiques entre petits taxis et applications.

Les points à éclaircir restent ainsi précis : une éventuelle réponse officielle, le périmètre exact d’une révision et le traitement de la rossita. Aucune échéance de décision n’est donnée dans l’article consulté. Pour suivre le dossier, ces éléments permettront de distinguer une revendication professionnelle, une mesure annoncée et son application effective. Pour l’instant, l’information nouvelle est la demande des représentants des chauffeurs et les arguments qu’ils avancent pour la défendre.

D’après H24info.

Sources

  1. H24info (nouvel onglet)h24info.maIllustration d’archive · Goose · CC BY-SA 3.0

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