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MRE : les transferts de fonds frôlent les 40 milliards de dirhams

Les Marocains résidant à l’étranger confirment, une nouvelle fois, leur rôle central dans l’équilibre économique du Royaume. À fin avril 2026, leurs transferts de fonds ont atteint près de 39,98 milliards de dirhams, contre 36,42 milliards à la même période l’an dernier. Une progression de 9,8 % qui illustre la solidité de ce lien financier entre la diaspora et le Maroc, malgré un contexte international encore marqué par l’incertitude.

Ces envois d’argent constituent depuis plusieurs années l’un des piliers les plus stables des rentrées en devises du pays. Pour de nombreux ménages marocains, ils représentent un soutien direct au pouvoir d’achat, au financement du logement, aux dépenses d’éducation ou encore aux projets familiaux. À l’échelle nationale, ils contribuent aussi à renforcer les réserves en devises et à amortir une partie des déséquilibres extérieurs.

Cette dynamique intervient alors que la balance “Voyages” affiche également une forte amélioration. Son solde positif dépasse 34,55 milliards de dirhams, porté par des recettes touristiques en hausse de 21,2 %, à 44,39 milliards de dirhams. Le Maroc bénéficie ainsi d’un double moteur : les transferts de sa diaspora et le retour en force des recettes liées au tourisme.

En revanche, les investissements directs étrangers marquent un repli. Leur flux net a reculé de 10,1 %, pour s’établir à 11,65 milliards de dirhams, sous l’effet d’une baisse des recettes comme des dépenses. À l’inverse, les investissements directs marocains à l’étranger poursuivent leur progression, avec un flux net en hausse de 41,9 %, dépassant 3,46 milliards de dirhams.

Dans ce tableau contrasté, les MRE restent donc un amortisseur majeur de l’économie marocaine. Leurs transferts ne relèvent pas seulement de la solidarité familiale : ils forment désormais un levier macroéconomique stratégique, au même titre que le tourisme ou les exportations. À quelques semaines de la haute saison estivale, cette tendance confirme le poids croissant de la diaspora dans la trajectoire économique du pays.