L’Iran a annoncé la création d’une nouvelle structure chargée de superviser la navigation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures. Cette décision relance les tensions autour de la liberté de circulation dans cette zone, alors que Téhéran cherche à transformer son contrôle militaire du détroit en levier économique.
Selon les annonces iraniennes, tout navire souhaitant traverser cette zone devrait obtenir une autorisation délivrée par cette nouvelle entité. Même si le terme de « péage » n’est pas toujours assumé officiellement, plusieurs mécanismes financiers sont évoqués, dont une taxe sur les pétroliers ou encore un système d’assurance imposé aux navires.
Cette initiative inquiète les marchés, car le détroit d’Ormuz reste un point de passage essentiel pour l’approvisionnement énergétique mondial. Une perturbation durable pourrait faire grimper les prix du pétrole et fragiliser plusieurs économies dépendantes des hydrocarbures du Golfe.
Face à cette situation, Donald Trump semble hésiter entre fermeté militaire et négociation. Certains économistes défendent même l’idée d’un compromis temporaire avec Téhéran, afin de garantir la continuité du trafic maritime et de stabiliser les prix du pétrole. Mais une telle solution poserait un problème majeur : elle pourrait créer un précédent pour d’autres zones stratégiques dans le monde.
