Chili : José Antonio Kast prend le pouvoir, virage à droite majeur en Amérique latine
Le 11 mars, José Antonio Kast a été investi président du Chili. Reuters présente son arrivée comme le plus fort virage à droite du pays depuis des décennies, dans un contexte marqué par l’insécurité, l’immigration, la criminalité organisée et les inquiétudes économiques. Kast a promis un gouvernement “d’urgence”, des audits de l’État, un durcissement sécuritaire et une politique plus favorable aux entreprises.
Congo-Brazzaville : une présidentielle verrouillée autour de Sassou Nguesso
Le 15 mars, le Congo-Brazzaville a voté pour une présidentielle presque sans suspense. Denis Sassou Nguesso, au pouvoir presque sans interruption depuis 1979, faisait face à six candidats peu connus, pendant que des opposants majeurs étaient emprisonnés, en exil ou appelaient au boycott. Reuters signale aussi une très faible mobilisation visible à Brazzaville et une coupure nationale d’Internet ramenant la connectivité à environ 3 % du niveau normal.
Vietnam : des élections parlementaires dans un État à parti unique
Le 15 mars, des dizaines de millions de Vietnamiens ont voté pour élire les membres de l’Assemblée nationale. Mais l’enjeu démocratique reste limité : près de 93 % des candidats étaient issus du Parti communiste ou de ses structures, dans un système où les postes les plus puissants sont décidés en amont par les hauts responsables du parti. Reuters rappelle que le Parlement vietnamien compte 500 membres et que ces élections ont lieu tous les cinq ans.
France : les municipales deviennent un test avant 2027, surtout à Marseille
Le 15 mars, le premier tour des municipales françaises a placé Marseille au centre du jeu politique. Le maire de gauche Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio étaient donnés à égalité autour de 35,4 % dans un sondage de sortie Ipsos. Reuters souligne que ces municipales servaient de test pour la solidité du Rassemblement national avant la présidentielle de 2027, dans un contexte où l’insécurité est devenue le premier sujet des électeurs.
Hongrie : Orbán face à son élection la plus dangereuse depuis des années
Le 15 mars, Viktor Orbán et son opposition ont organisé deux grands rassemblements concurrents avant les législatives du 12 avril. Reuters explique qu’Orbán faisait face à une économie affaiblie, une forte hausse du coût de la vie et un adversaire pro-européen devenu crédible, Péter Magyar. Plusieurs sondages donnaient même son parti Tisza largement devant le Fidesz.
