Tour du Monde

Tour du monde du 22 mars 2026

Iran / États-Unis : Washington envisage un renforcement militaire massif au Moyen-Orient

Le 18 mars, Reuters révélait que l’administration Trump envisageait de déployer plusieurs milliers de soldats américains supplémentaires au Moyen-Orient, alors que la guerre contre l’Iran entrait dans une nouvelle phase. Les options évoquées concernaient notamment la sécurisation du détroit d’Ormuz et de l’île de Kharg, cœur des exportations pétrolières iraniennes. Quelques jours plus tôt, Trump pressait déjà les alliés de l’OTAN et la Chine d’aider les États-Unis à rouvrir le détroit. 

Golfe : l’Iran vise directement les infrastructures énergétiques de ses voisins

La semaine a marqué une escalade majeure : selon Reuters, des attaques iraniennes ont endommagé le plus grand site gazier du monde au Qatar, visé une raffinerie en Arabie saoudite, forcé les Émirats à fermer des installations gazières et provoqué des incendies dans deux raffineries au Koweït. Ce n’est plus seulement une guerre entre États : c’est une guerre contre les infrastructures vitales de l’économie mondiale. 

Pays émergents : le risque d’un nouveau choc alimentaire mondial

Le 20 mars, Reuters alertait sur le risque d’un nouveau choc des prix alimentaires dans les pays en développement, à cause de la guerre en Iran, de la hausse de l’énergie et des tensions sur les engrais. La Chine a aussi restreint ses exportations d’engrais pour protéger son marché intérieur, ajoutant une pression supplémentaire sur un marché déjà fragilisé. 

Ukraine / Russie : la guerre des drones atteint une nouvelle échelle

Le 16 mars, la Russie a affirmé avoir abattu 250 drones ukrainiens dirigés vers Moscou pendant le week-end, ce qu’elle a présenté comme la plus grande tentative d’attaque contre la capitale russe depuis au moins un an. Le lendemain, un responsable russe déclarait que le développement des drones ukrainiens signifiait qu’aucune région russe ne pouvait se sentir totalement en sécurité. 

Taïwan / Japon / Chine : Tokyo assume une ligne plus dure, Pékin observe

Le 19 mars, le Japon a rejeté une analyse américaine affirmant que Tokyo avait opéré un “changement significatif” sur Taïwan après des propos de la Première ministre Sanae Takaichi sur une possible réponse militaire japonaise en cas d’attaque chinoise. Le lendemain, le ministre taïwanais de la Défense insistait sur la nécessité de renforcer la dissuasion face à la pression militaire chinoise.