Costa Rica : Laura Fernández confirme le virage populiste et sécuritaire
Le 1er février, Laura Fernández a remporté l’élection présidentielle au Costa Rica avec une avance nette, prolongeant la ligne populiste du président sortant Rodrigo Chaves. Reuters indique qu’elle était en tête avec 48,51 % des voix contre 33,32 % pour son adversaire, et que son parti était projeté majoritaire au Congrès. Le sujet est important car le Costa Rica a longtemps été présenté comme l’une des démocraties les plus stables d’Amérique latine. Or, la montée de la criminalité et du trafic de drogue pousse désormais le pays vers une demande d’ordre, de sécurité et de discours anti-système.
Royaume-Uni : Suella Braverman rejoint Reform UK, nouveau choc pour les conservateurs
Le 26 janvier, Suella Braverman, ancienne ministre de l’Intérieur britannique, a quitté les Conservateurs pour rejoindre Reform UK, le parti de Nigel Farage. Reuters souligne que ce ralliement intervient dix jours après celui de Robert Jenrick, autre figure importante de la droite conservatrice. Ce n’est pas un simple changement de parti : c’est le signe que Reform UK aspire les figures les plus dures de la droite britannique, notamment sur l’immigration. Pour Interslide, c’est un sujet très utile pour raconter la recomposition de la droite européenne : les partis traditionnels ne sont plus seulement concurrencés par les populistes, ils sont progressivement vidés par eux.
Hongrie : l’opposition garde dix points d’avance sur Orbán
Fin janvier, un sondage cité par Reuters donnait le parti d’opposition Tisza dix points devant le Fidesz de Viktor Orbán parmi les électeurs décidés : 49 % contre 39 %. C’est un signal majeur à quelques mois des législatives du 12 avril, car Orbán est au pouvoir depuis 2010 et n’a pas affronté une menace aussi crédible depuis seize ans. Le plus intéressant est générationnel : Tisza domine nettement chez les moins de 39 ans, tandis que le Fidesz reste plus fort chez les électeurs âgés et dans les petites villes.
Nigeria : des officiers jugés pour un possible complot contre le pouvoir
Le 26 janvier, l’armée nigériane a annoncé que certains des 16 officiers arrêtés l’année précédente pour mauvaise conduite pourraient avoir participé à un projet de renversement du gouvernement. Les militaires concernés doivent comparaître devant une instance judiciaire militaire, et Reuters précise qu’ils risquent la peine de mort s’ils sont reconnus coupables. Pour Interslide, le sujet est important car il montre une fragilité institutionnelle dans le pays le plus peuplé d’Afrique, déjà confronté à des menaces sécuritaires multiples. Le Nigeria est une puissance démographique, économique et culturelle ; quand son armée, son État et sa stabilité sont questionnés, c’est toute l’Afrique de l’Ouest qui est concernée.
Guyana : un opposant poursuivi aux États-Unis devient chef de l’opposition
Le 26 janvier, les députés d’opposition du Guyana ont élu Azruddin Mohamed comme chef de l’opposition, alors même qu’il conteste une procédure d’extradition vers les États-Unis pour des accusations de fraude et de blanchiment liées au secteur aurifère. Reuters rappelle que son parti, We Invest in Nationhood, a moins d’un an mais est devenu la première force d’opposition après les élections de septembre, avec 16 sièges sur 65. C’est un sujet très Interslide : le Guyana est devenu un pays stratégique avec le pétrole, l’or et la rivalité régionale autour de ses ressources. L’arrivée d’une figure aussi controversée à la tête de l’opposition pose une question simple : que devient la démocratie quand les ressources naturelles accélèrent à la fois la richesse, la polarisation et les soupçons de corruption ?
