Tour du Monde

Tour du monde du 12 avril 2026

Iran / États-Unis : l’“accord d’Islamabad” et le détroit d’Ormuz au centre du jeu

Le 6 avril, Reuters révélait qu’un plan de sortie de crise avait été transmis à l’Iran et aux États-Unis via le Pakistan. L’idée : un cessez-le-feu immédiat, la réouverture du détroit d’Ormuz, puis un accord final sous 15 à 20 jours incluant des garanties nucléaires iraniennes, un allègement des sanctions et le déblocage d’avoirs gelés. Mais dans le même temps, Donald Trump menaçait de frapper les centrales électriques et les ponts iraniens si Téhéran ne rouvrait pas le détroit. 

Économie mondiale : la guerre au Moyen-Orient menace la croissance et relance l’inflation

Le 10 avril, le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, avertissait que la guerre au Moyen-Orient pourrait réduire la croissance mondiale de 0,3 à 0,4 point dans un scénario de base, et jusqu’à 1 point si le conflit durait. L’impact touche surtout les économies émergentes : pétrole, gaz, engrais, transport aérien, tourisme et inflation. La Banque asiatique de développement alertait aussi sur un risque de ralentissement fort en Asie-Pacifique si la crise se prolongeait. 

Liban / Israël : les plus grosses frappes contre le Hezbollah depuis le début de la guerre

Le 8 avril, l’armée israélienne a annoncé avoir mené ses plus importantes frappes contre le Hezbollah depuis le début de cette nouvelle phase de guerre, visant des infrastructures du mouvement au Liban. Deux jours plus tard, Reuters rapportait que le président libanais Joseph Aoun poussait pour des discussions directes historiques avec Israël, alors que plus d’un million de Libanais avaient été déplacés par l’offensive israélienne. 

Soudan / Tchad : plus d’un million de réfugiés menacés par les coupes de l’aide

Le 9 avril, l’ONU alertait sur la situation de plus d’un million de réfugiés soudanais au Tchad, confrontés à des réductions drastiques de l’aide humanitaire. Le HCR disait ne pouvoir aider que 4 réfugiés sur 10, tandis que le Norwegian Refugee Council indiquait que 70 % des familles réfugiées avaient réduit leurs repas au cours du mois précédent. 

Pérou : une élection présidentielle chaotique dans un pays épuisé politiquement

Le 12 avril, le Pérou votait dans une présidentielle très fragmentée, avec plus de 30 candidats et de nombreux retards dans les bureaux de vote. Keiko Fujimori arrivait en tête des premiers résultats et des sondages de sortie, mais sans majorité, rendant un second tour très probable. Reuters rappelait que le Pérou avait connu huit présidents depuis 2018, signe d’une instabilité politique profonde.